S.O.S. grammatical

Cette composante interactive vous donne la possibilité de nous faire part de difficultés grammaticales, syntaxiques, orthographiques même (orthographe de règle) que vous pourriez rencontrer dans la rédaction de textes de toutes sortes, afin d’y trouver des solutions, à l’exception toutefois de la terminologie propre à divers domaines, laquelle relève de dictionnaires spécialisés.

Que faire dans ces cas ?

Consulter une bonne grammaire est la première des choses à faire ou, à défaut, un dictionnaire des difficultés du français (cf. la bibliographie). A noter que la consultation d’une grammaire tant soit peu développée requiert de la part de l’utilisateur  la connaissance de la terminologie de base, nécessaire pour l’utilisation d’un index.

Dans la ligne des petits ouvrages d’autrefois intitulés Ne dites pas…, mais dites – titre jugé par trop impératif du fait que ces guides du français correct étaient souvent dus à la plume de puristes réputés intransigeants – signalons, dans la collection « Les dicos d’or » de Bernard Pivot (éd. Albin Michel), le petit guide récent de Bernard Laygues : Evitez de dire…, dites plutôt… (2003). On sera sensible à la délicatesse de l’intitulé. Autre livre récent : Julien Lepers, Les Fautes de français ? Plus jamais ! (2011). Présentateur connu de la télévision française, l’auteur de ce livre traite surtout de la langue orale, notamment de la prononciation fautive de certains mots, dite prononciation orthographique. Néanmoins, nombre de fautes qu’il signale se trouvent aussi dans la langue écrite. Quoi qu’il en soit, les ouvrages de référence les plus sûrs à propos de ces questions sont l’Encyclopédie du bon français de P. Dupré, le Dictionnaire des difficultés de la langue française d’A. V. Thomas et le Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne de J. Hanse, sans parler, bien sûr, du célèbre Bon usage  (cf. la bibliographie). Mentionnons enfin le site internet de l’Académie française direnepasdire.

Pour poser votre question, veuillez utiliser le formulaire ci-dessous, prévu à cet effet.

§ 9 Responses to S.O.S. grammatical"

  • Dr Ayurveda dit :

    I have been surfing online more than three hours today,
    yet I never found any interesting article like yours.
    It is pretty worth enough for me. Personally, if all site owners and bloggers made good content
    as you did, the internet will be much more useful than ever before.

    my web blog: Dr Ayurveda

  • Tom Peeters dit :

    Le genre des marques de voitures.
    Pendant mes études j’ai appris que les voitures sont toujours du genre féminin (Une Mercedes, …). Or, je constate depuis longtemps que c’est loin d’être toujours le cas. Aujourd’hui je ne retrouve plus aucune info à ce sujet. Quelqu’un pourrait m’aider?

  • jean-jacques dit :

    Bonjour Monsieur (ou Madame ?),

    Je pense que ce que vous avez appris durant vos études est correct, puisque l’on sous-entend le terme de voiture ou d’automobile. Cette ¨règle s’applique à tous les mots résultant d’une métonymie : ainsi les noms de vins ou de fromages sont du masculin . un camembert, un pont-l’évêque, un vieil emmental, un gruyère, un bordeaux, un côtes-du-Rhône, etc., car on sous-entend les substantifs masculins “vin” ou “fromage”. Ils ne portent pas la majuscule, car ce sont désormais des noms communs. Je vous renvoie à mon ouvrage, faisant l’objet d’un page de mon site internet (où j’ai reçu votre question) ; il s’agit d’un ouvrage de stylistique intitulé “Manuel de stylistique française”, paru en 2006 aux éditions Slatkine de Genève. Au chapitre des figures de style ou tropes, de la métaphore en particulier, vous trouverez des explications plus développées à ce sujet, et de nombreux exemples. N’ayant pas cet ouvrage sous la main actuellement, je ne peux vous indiquer les pages présentant ce fait de langue. Avec mes cordiales salutations.
    Grammaticus

  • Christiane Privat dit :

    Cher Monsieur,

    J’aimerais votre avis sur le point suivant.

    Je suis souvent choquée par l’emploi de l’article pour des appositions telles que
    “M. X, le directeur de la société, a présenté le rapport…”, “La Russie et la Chine, les principaux alliés de…”, XY, la société organisatrice, …”, “Les crapauds calamites, une espèce protégée,”, “X, la championne d’Europe,”, Y, le patron du bar, ” .

    J’ai consulté ma maigre bibliothèque et n’ai trouvé d’indications à ce sujet que dans la Grammaire Larousse, qui donne les trois exemples suivants: 1) sans article: « Phèdre », tragédie de Racine – étiquette; 2) avec article défini: « Phèdre », la tragédie de Racine – le groupe apposé identifie le substantif Phèdre; 3) avec article indéfini: « Phèdre », une tragédie de Racine – l’article isole Phèdre parmi les tragédies de Racine.

    Si je vois très bien ce qu’on entend par “étiquettes” (je pense que tous mes exemples en sont), je comprends moins “le groupe apposé identifie le substantif”. Quelle différence entre 1) et 2)? L'”étiquette” n”‘identifie-t-elle pas” le substantif? Quant à l’expression “l’article [indéfini] isole…”, elle me laisse aussi perplexe.

    Parmi les exemples que j’ai relevés, on trouve “19,2 millions de spectateurs, la meilleure audience [sic} depuis dix ans,” “Bentin, la capitale de l’Etat de.., “La CMU, un système qui….”. Où les placer?

    Je vous saurais gré de m’éclairer de vos lumières sur ce point qui, certes, n’est pas essentiel, mais [faut-il répéter “qui”?] me tracasse pourtant!

    J’ai déjà eu l’occasion de vous présenter de vive voix mes félicitations pour votre site – je l’ai signalé à plusieurs personnes – et je les réitère ici.

    Avec mes cordiales salutations,

    Christiane Privat, membre de l’Association gréco-suisse Jean-Gabriel Eynard (en apposition étiquette, pour vous permettre de me situer).

    P.S. L’index de la “Grammaire Larousse du français contemporain” est des plus fantaisiste, du moins dans l’édition (de 1964!) que je possède. Aucun des folios cités sous “Apposition” ne conduit à ce terme. Ma citation se trouve à la p. 220.

  • jean-jacques dit :

    Bonsoir Madame,

    Je suis confus de ne répondre qu’aujourd’hui à votre question du 10 juillet dernier (!) et vous prie de m’en excuser, si tant est que faire se peut. Je dois vous avouer que j’ai complètement négligé de consulter la partie administrative de mon site ces derniers mois, étant donné que pendant très longtemps il était comme en hibernation. Or, j’ai bon espoir de pouvoir enfin en mettre en ligne la seconde partie, prête depuis plusieurs années, mais demeurée en souffrance faute d’informaticiens qui fussent en mesure de la traduire en langage numérique.
    Cela dit, j’en viens à votre question, dont je vous remercie infiniment, car j’avoue que je ne me l’étais jamais posée. Je vais donc la creuser, mais tiens à vous donner un avis général et à répondre aux points précis que vous me soulevez.
    Tout d’abord l’usage que vous déplorez ne me paraît être qu’un anglicisme de plus venant s’ajouter à la liste déjà interminable de ceux-ci. N’étant toutefois pas spécialiste de la lange anglaise, je ne peux étayer cette impression. Quant à l’apposition elle-même, elle fait l’objet d’un chapitre du Bon usage de Maurice Grevisse, aux §§ 334 à 339 de l’édition de 1991. Je compte bien m’y plonger, mais étant sur le point d’aller en Grèce après-demain, je ne pourrai pas le faire avant le mois prochain. En tout état de cause, c’est un sujet qui mérite d’être traité, dans le site ou ailleurs (livre en préparation)
    En ce qui concerne la Grammaire Larousse, que vous citez et que j’ai aussi, il faut savoir que les chiffres proposés dans l’index renvoient à des numéros non de pages, mais de paragraphes, qui figurent en marge à gauche. C’est ainsi que l’apposition est étudiée de trois points de vue différents, aux §§ 110, 275, 283, 311, 318 & 337. Je vous laisse donc le soin de les consulter.
    Les trois exemples que vous citez se trouvent dans un chapitre (et des paragraphes) consacrés à l’étude de l’article en français. L’article étant un déterminant, il traduit divers degrés de détermination, le plus fort étant celui qu’exprime l’article défini. Quant à l’appellation d’étiquette, elle est propre à la Grammaire Larousse.
    Venons-en aux trois exemples : 1) sans article: « Phèdre », tragédie de Racine – étiquette. L’absence d’article indique, sans insister, que Phèdre est une des tragédies de Racine. Historiquement, l’apparition dans la langue de l’article indéfini un, un, des est postérieure à l’absence d’article.
    2) avec article défini: « Phèdre », la tragédie de Racine – le groupe apposé identifie le substantif Phèdre. L’article défini précise qu’il s’agit bien de la Phèdre de Racine, et non de celle d’un autre poète tragique. Dans certains contextes, l’article défini peut même prendre une valeur emphatique : Phèdre, LA tragédie (par excellence, fameuse, etc.) de Jean Racine.
    3) avec article indéfini: « Phèdre », une tragédie de Racine – l’article isole Phèdre parmi les tragédies de Racine, c.-à-d. que, contrairement au cas précédent, Phèdre n’est qu’une des tragédies de Racine ; ce n’en est qu’une parmi les autres, voire même parmi d’autres tragédies ayant pour sujet l’histoire tragique de Phèdre.
    Voilà, chère Madame, ma réponse bien tardive, qui, je l’espère, contribuera à me faire pardonner mon long silence.
    Irez-vous à la conférence de demain soir sur Amphipolis ? J’ai l’intention d’y assister et si vous y être aussi, cela me fera plaisir de vous voir. D’ici là, je vous prie d’agréer, chère Madame, mes salutations les meilleures et, encore une fois, toutes mes excuses.
    Jean-Jacques Richard

    Si je vois très bien ce qu’on entend par “étiquettes” (je pense que tous mes exemples en sont), je comprends moins “le groupe apposé identifie le substantif”. Quelle différence entre 1) et 2)? L’”étiquette” n”‘identifie-t-elle pas” le substantif? Quant à l’expression “l’article [indéfini] isole…”, elle me laisse aussi perplexe.

  • Christiane Privat dit :

    Cher Monsieur,
    Cette fois, c’est moi qui suis plus que confuse! J’avais abandonné l’espoir d’avoir éveillé votre attention et pendant des mois je n’ai plus consulté cette partie de votre site. J?y suis tout de même venue aujourd’hui et j’y trouve votre commentaire. Un grand merci.
    Je pense comme vous que cette pratique est un anglicisme. J’ai consulté ma grammaire anglaise (scolaire) et ai appris que, dans cette langue, une apposition demande toujours un article: défini si la qualité exprimée s’applique au seul être ou objet dont il s’agit (“Lord Byron, the author of Childe Harold”), indéfini dans le cas contraire (“Lord Byron, an English writer”). En français, c’est moins simple, mais l’emploi d’un article me paraît souvent abusif et il ne se justifie, pour citer Grevisse, que “si le nom apposé (…) marque quelque chose de bien à part, d’exclusif, une identification nettement soulignée.” (Le bon usage, 336, 4°)
    Je ne sais pas si vous verrez jamais ce commentaire, mais il a surtout pour but de vous présenter toutes mes excuses!
    Christiane Privat
    Christiane Privat

  • Ellierim dit :

    Bonjour,
    Pour moi, les phrases ci-dessous ne sont pas d’une qualité acceptable. Cette erreur de rédaction porte-t-elle un nom ? Pouvez-vous m’éclairer sur ce point ?
    Cet individu, il tue pour le plaisir, il n’a aucun remords.
    Ce genre d’individus, ils ne parlent pas, ils ne racontent rien.
    Ce monstre, il ne dira pas ce qu’il a fait des corps de ses victimes.
    cordialement,
    Ellierim

  • jean-jacques dit :

    Chère Madame,

    Décidément je vais de confusion en confusion, dans la mesure où, durant de longs mois – plus de six ! – je n’ai pas du tout consulté la messagerie de mon site de grammaire ! Je dois dire à ma décharge que lesdits mois furent bien remplis et occupés, puisque j’ai déménagé en Valais. De ce fait, j’ai eu une foule de choses à faire, si bien que le site a largement été relégué tout en bas de la liste des tâches à faire. Etant plus ou moins installé, je peux enfin envisager l’espoir de m’adonner de nouveau à divers travaux personnels demeurés en souffrance ou, pis encore, à l’état de projets durant tout ce temps.
    J’espère donc que notre dialogue grammatical reprendra et que nous aurons l’occasion de nous revoir l’un ou l’autre des manifestations de l’association Eynard.
    Dans cette attente, je vous prie d’agréer, chère Madame, mes salutations les meilleures et mes vœux pour un bon été.
    Jean-Jacques Richard
    Je vous remercie des précision de grammaire anglaises que vous me donnez, lesquelles confirment bien ce que je subodorais, à savoir que ce usage abusif de l’article, aussi bien défini qu’indéfini était un calque de l’anglais.

  • jean-jacques dit :

    Bonsoir, Madame,

    Je vous prie tout d’abord, si tant est que faire se peut, d’excuser mon silence de plusieurs mois. C’est que j’ai eu passablement à faire durant ce premier semestre 2018, puisque j’ai déménagé, ce qui m’a tellement occupé que, durant tout ce temps, je n’ai pas du tout regardé la messagerie de mon site.
    Comme vous l’écrivez fort pertinemment, ces trois phrases ne sont pas d’une correction grammaticale irréprochable, puisqu’il s’agit en fait d’une mise par écrit d’une façon orale de s’exprimer. Dans les trois cas, ‘incorrection réside dans la reprise, de type pléonastique, du sujet du verbe, un substantif en l’occurrence, par un pronom personnel redondant. Le nom de cette manière de s’exprimer est donc la redondance. Elle fait l’objet de développements dans le Manuel de stylistique française que j’ai publié et auquel je consacre un page dans la première partie du site. Ne l’ayant pas sous la main à l’heure où je vous écris, je ne peux vous en donner la référence exacte. Vous la trouverez néanmoins sans peine en consultant l’index des notions, si vous avez l’ouvrage en question.
    Dernière remarque concernant vos trois exemples : l’indigence de la ponctuation, puisque le scripteur se limite à la virgule et au point, alors qu’il pourrait recourir à d’autres signes, tel le point d’exclamation et les points de suspension, par exemple.
    Espérant avoir répondu, même très tardivement, à votre question, je vous adresse mes salutations les meilleures.
    Grammaticus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *