A quoi doit servir ce site

 

Remarque liminaire. — Les divers titres de cette introduction générale : A  qui s’adresse ce site, Que propose ce site, A  quoi doit servir ce site, étant tous des interrogations indirectes, subordonnées à un verbe sous-entendu tel que vous vous demandez, vous voulez savoir, nous allons vous dire, vous allez apprendre, sachez, etc., ou encore au présentatif voici, ne sont de ce fait pas suivis d’un point d’interrogation. S’il s’agissait d’une vraie question, ou interrogation directe, non seulement l’ordre des termes serait autre et l’inversion différente, avec redondance du sujet, mais ceux-ci seraient suivis d’un point d’interrogation : A qui ce site s’adresse-t-il ? [Qu’est-ce] que propose ce site ? A  quoi ce site  doit-il servir ?  Or ce genre de titre n’a rien d’une question directe, puisque la réponse est donnée immédiatement à la suite de celui-ci.

1° A sensibiliser l’utilisateur aux difficultés de la langue en les illustrant d’expressions maladroites et d’exemples fautifs tirés de la presse et de divers écrits en général. C’est ce que propose la seconde partie de ce site, intitulée Questions et énigmes lexicales et grammaticales. De caractère pratique, cette partie, subdivisée en douze rubriques, propose, selon une périodicité définie à l’avance, divers types d’exercices.

2°  A mettre en garde contre les tentations du faux bon style et de l’enflure verbale prétentieuse, cachant mal l’ignorance du scripteur, laquelle transparaît notamment dans les impropriétés de termes et les maladresses syntaxiques.

3° A l’examen de divers points de grammaire et d’orthographe grammaticale (dite aussi orthographe de règle), sources d’innombrables erreurs : barbarismes, solécismes, anglicismes, faux-sens, contresens, pataquès, etc.

4° A la présentation de considérations théoriques concernant divers sujets de grammaire ou des problèmes de syntaxe tels que la construction de phrases complexes. Et puis l’anacoluthe : tournure vicieuse, parfois malicieuse, cette rupture de la construction syntaxique est une faute on ne peut plus courante (cf. infra). — En grammaire, la congruence des pronoms personnels et des adjectifs possessifs par rapport au sujet et au complément d’un verbe auxquels ils se rapportent ; les différences d’emplois et de sens de certains verbes selon leur construction, prépositionnelle ou non ; les emplois distincts du participe présent et du gérondif, de certains temps du passé de l’indicatif (le passé simple et le passé antérieur), des temps surcomposés, des modes verbaux : imparfait et plus-que-parfait du subjonctif, etc.

5°  A attirer son attention sur l’étroite relation liant la forme et le fond (ou contenu).

6°   A la description du langage affectif d’après le Manuel de stylistique française. (Cf. la bibliographie d’ouvrages spécialisés).

 

Ce que propose ce site

 

a)      Enrichir les moyens d’expression des utilisateurs en les rendant sensibles aux finesses et à l’esprit de la langue française,  en vue d’une meilleure maîtrise grammaticale et syntaxique de la langue écrite.

 

b)      Affiner leur sensibilité linguistique et développer leur esprit critique en attirant leur attention sur les innombrables imprécisions, altérations, incorrections, distorsions de sens et autres atteintes portées au bon usage, dont témoigne le prêt-à-porter linguistique d’aujourd’hui : clichés éculés, mots et tournures à la mode, hyperboles de goût douteux, enflure verbale, galimatias, faux bon style, verbiage prétentieux, etc.

 

c)      s.o.s. grammatical. Cette composante interactive donne aux utilisateurs la possibilité de faire part à l’administrateur du site de difficultés grammaticales, syntaxiques, orthographiques même (orthographe de règle) qu’ils pourraient rencontrer dans la rédaction de textes de toutes sortes, afin d’y trouver des solutions. Une exception toutefois : la terminologie propre à divers domaines, relevant de dictionnaires spécialisés.

N.B. s.o.s.  : métaphoriquement parlant, cette forme d’appel au secours recourt à une suite de trois lettres de l’alphabet Morse (… – – – …), choisies pour la clarté du signal ainsi formé.

d)      Galimatias, amphigouri, charabia, clichés, faux bon style.

      Pour attirer l’attention sur ces défauts d’expression, d’innombrables exemples fautifs, tirés principalement de la presse écrite, de documents divers et d’ouvrages publiés, seront, au fil du temps, présentés et analysés de manière approfondie (dans la seconde partie de ce site, intitulée Questions et énigmes lexicales et grammaticales), afin que le caractère critiquable de ceux-ci apparaisse clairement. C’est ainsi que, semaine après semaine, sont soumises à la sagacité des utilisateurs quelques phrases ou expressions répréhensibles en raison de fautes d’orthographe grammaticale, d’un solécisme ou d’un barbarisme, d’une impropriété de termes, d’une construction grammaticale erronée, d’un enchaînement syntaxique défaillant, etc. Ce peuvent être aussi des paragraphes ou des textes entiers écrits dans un style relâché et une langue approximative ou abstruse. La morphologie n’est pas oubliée : terminaisons verbales, emplois pronominaux, constructions prépositionnelles, accords divers, accents orthographiques et autres signes graphiques auxiliaires, etc.

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