Appréciations ou commentaire

Si vous le désirez, vous pouvez nous faire part de votre avis sur tel ou tel point du site.

§ 21 Responses to Appréciations ou commentaire"

  • Dimitri dit :

    Bonjour,

    J’aime beaucoup votre site. Les explications sont très claires malgré le lecteur non habitué à ce langage.
    Par contre, je n’ai pas réussi à comprendre votre point sur les genres et le “sexisme”.
    “C’est-à-dire exactement ce contre quoi l’on prétend lutter !”
    Pourriez vous m’expliquer le raisonnement ?

    Salutations,

    Dimitri

  • jean-jacques dit :

    Merci de votre appréciation élogieuse. Pour répondre succinctement à votre question, l’ignorance, intentionnelle ou non, du caractère NON MARQUé DU GENRE MASCULIN, pour reprendre la terminologie de l’Académie française, ignorance qui en fait un genre exclusivement réservé aux hommes, fait de ce genre indifférencié par nature, c.-à-d. COMMUN AUX HOMMES ET AUX FEMMES, un genre marqué, c.-à-d. discriminatoire, sur lequel repose toute l’idéologie féministe contestée par la page du site consacrée aux termes épicènes, car contestable dans son essence même, soit ce présupposé indéfendable au point de vue de l’histoire de la langue française. Je me permets de vous inviter à relire toute la page concernant les termes épicènes en gardant à l’esprit le sens de ce mot, qui est précisément celui de termes communs aux deux sexes.
    A mon tour de vous poser une question : que voulez-vous dire à propos du langage du site peu familier à l’utilisateur ? Est-ce à dire que ce dernier est tellement habitué à un certain jargon de linguiste qu’il n’a plus l’habitude d’un français classique dans les ouvrages de grammaire normative ? Je me suis efforcé de m’exprimer dans une langue aussi claire que possible, mais, comme pour toute discipline, je suis obligé de recourir à une certaine terminologie. Quoi qu’il en soit, toute remarque contribuant à la clarté des explications est la bienvenue, c’est pourquoi votre question, à laquelle je m’efforce de répondre ci-dessus, est pour moi intéressante. Peut-être développerai-je ce point ultérieurement.
    Enfin, je vous signale qu’en principe à partir de dimanche 4 août commenceront à apparaître à l’écran les premiers exercices : v.le menu “Questions et énigmes”, introduction, puis exercices. Au plaisir de vous relire une autre fois et avec l’espoir d’avoir répondu à votre question.
    Grammaticus

  • Dimitri dit :

    Bonjour,

    Merci pour l’explication, maintenant j’ai compris.

    Que voulez-vous dire à propos du langage du site peu familier à l’utilisateur ?
    Je suis plutôt mathématiques que langues écrites. Je m’y intéresse que depuis récemment car je rencontre des difficultés à me faire comprendre. Jusqu’à présent mon vocabulaire et mon langage non verbal suffisaient à transmettre les idées. Maintenant, j’éprouve le besoin d’utiliser les bons mots et les bonnes formulations pour m’exprimer.

    Et après tout, le français n’est pas qu’une façon de parler mais un ensemble qui permet à la communauté francophone de communiquer. J’étais un exemple de la génération qui va oublier tous ces principes. J’aimerai, si ce n’est pas changer cette tendance, au moins être une exception.

    Le langage que vous employez est soutenu et technique. Les phrases sont plutôt longues mais ponctuées. Pour un novice tel que moi, je dois m’y reprendre à deux fois pour comprendre vos phrases.
    Mais que ce soit clair, en tant que client de votre site, je n’ai pas envie “d’un français classique dans les ouvrages de grammaire normative”, sinon, je ne le lirais pas.

    Bonne journée.

    Dimitri

  • Dimitri dit :

    Bonjour,

    Comme j’aime bien vos explications et à force de m’intéresser au français, je tombe sur des lacunes ou des choses que je ne comprends pas.

    De fait, je me demandais si vous pouviez me renseigner, et peut être même sur message personnel parce que par le site, il faut que je me connecte… enfin à vous de voir vous avez mon adresse normalement. Ceci dit je suis pas sûr d’avoir non plus énormément de questions.

    Bref, je suis tombé sur une lacune.
    Dans la phrase “C’est intéressant.”, pour moi intéressant avait pour origine le verbe intéresser conjugué au participe présent et avait pour fonction grammaticale adverbe.
    Après discussions, fous rires, et vérification, il semble que je sois totalement dans le faux.
    Nous en avons conclu que c’était un adjectif qui jouait le rôle d’adjectif… Moins fun mais correcte non ?

    J’ai finalement compris que les deux existent mais n’ont rien à voir.

    Comment se fait il que l’adjectif et le participe présent soient identiques ?
    Y a t’il des règles à savoir pour mieux comprendre ? D’autant plus que j’ai vu qu’il y avait possibilité de faire des fautes : fatiguant et fatigant.

    Faut il que je regarde plus dans un livre de grammaire classique pour réviser les bases ? Et si oui quelles bases ?
    Merci,
    A bientôt !

    Dimitri

  • jean-jacques dit :

    Bonjour Monsieur,
    Avant de répondre à votre question sur l’adj. intéressant, je me permets de vous donner un conseil: celui de reprendre les principales règles d’orthographe grammaticale: c’est ainsi que peut-être s’écrit avec un trait d’union, qu’ y a-t-il s’écrit avec 2 traits d’union et que l’adj. correct au masculin singulier s’écrit sans e final (terminaison féminine). En outre, il est incorrect de dire °ceci dit: il faut dire cela dit, ceci annonçant quelque chose qui suit, alors que cela renvoie à qqch qui a été dit précédemment. Pour ces révisions orthographiques, je vous recommande les livres de Bled (v. bibliographie du site).
    En ce qui concerne les adjectifs en -ant (intéressant, passionnant, frustrant, etc.), comme ils dérivent de verbes on les appelle adjectifs verbaux. C’est ce caractère d’adj. qui commande leur accord avec le terme qu’ils qualifient. Le participe présent en revanche, qui peut avoir un complément d’objet direct ou indirect, demeure toujours invariable, comme dans cet exemple: ces questions n’intéressant que les spécialistes, elles ne seront pas traitée ici. Là encore l’ouvrage de Bled relatif aux questions d’orthographe grammaticale vous donnera toutes les informations nécessaires. Dans une grammaire française ordinaire, consultez les chapitres consacrés au participe présent, à l’adjectif verbal et au gérondif (en lisant ce roman, je suis tombé sur une idée intéressante).
    En espérant vous avoir donné les renseignements souhaités, je vous remercie de l’intérêt que vous manifestez pour cette discipline injustement réputée rébarbative qu’est la grammaire et vous saurais gré de faire connaître ce site à toute personne susceptible de s’y intéresser. Veuillez agréer mes salutations les meilleures.
    Grammaticus

  • jean-jacques dit :

    Monsieur,
    Touché de l’assiduité avec laquelle vous consultez ce site que d’aucuns jugeront peut-être un peu austère, je vous prie d’excuser mon long silence dû aux vacances. J’espère que vous ne prendrez pas ombrage des quelques corrections que j’apporterai à certaines de vos phrases, dont le but est précisément celui qui vous intéresse dans ce site : enrichir et améliorer vos moyens d’expression.
    Cela dit, je réponds à votre question concernant la langue dans laquelle je m’exprime, peu familière aux utilisateurs d’aujourd’hui. C’est ce que le linguiste suisse Charles Bally, disciple puis successeur de Ferdinand de Saussure à la chaire de linguistique générale de l’Université de Genève, appelle “le mode d’expression intellectuelle” (v. à ce sujet la page du site consacrée au Manuel de stylistique française, sous-titré Etude pratique du langage affectif). En fait, il s’agit de la langue qui était en usage dans les ouvrages universitaires de la première moitié du XXe siècle, ainsi que dans les facultés dites de sciences humaines (Lettres, droit, théologie). C’est également, soit dit en passant, la langue “classique” (c’est-à-dire usuelle, habituelle) dans les ouvrages de grammaire normative ! Je vous pose donc la question : êtes-vous bien sûr de ne pas vouloir en entendre parler ?… A ce propos, une petite précision: vous n’êtes pas “client” du site, mais utilisateur, un utilisateur assidu même. Ce site, entièrement gratuit, n’a pas une vocation commerciale, mais culturelle et scientifique : le renouvellement de l’étude de la grammaire française en vue d’une application pratique de ses nombreuses règles.
    Largement tributaire de la formation classique, dont l’étude des langues anciennes (grec et latin), jointe à un enseignement poussé de la langue et de la littérature françaises, était l’un des piliers, c’est la langue dans laquelle se sont exprimées des générations de savants de toutes disciplines, même scientifiques. La connaissance du latin était, jusqu’à la fin des années soixante, exigée non seulement pour les études de sciences humaines, mais aussi pour les études de médecine, de pharmacie, etc. Or ces langues, aux moyens d’expression riches et complexes, sont de nature plus synthétique qu’analytique. J’ai eu la chance de faire de telles études et de recevoir une telle formation. En outre, j’ai commencé très jeune à lire des ouvrages littéraires : d’ailleurs, au début de chaque année scolaire, nous recevions au cours de français une liste de livres d’auteurs à lire. Et puis, nous n’avions pas la télévision à la maison : nous écoutions la radio, qui proposait des feuilletons tirés de romans de grands auteurs tels Victor Hugo, Alexandre Dumas et d’autres. Je me suis souvenu de tout cela lorsque j’ai élaboré la liste de lectures conseillées figurant dans la page du site intitulée Bibliographie.
    Quant à la raréfaction de cette langue universitaire, elle est due à divers facteurs, notamment au laxisme prôné par nombre de linguistes ayant participé aux innombrables réformes de l’enseignement, marquées par la permissivité découlant des revendications de mai 68. On a vilipendé la culture dite générale, assimilée à de la culture bourgeoise, spoliant du même coup des générations d’élèves et d’étudiants d’un patrimoine culturel inestimable. Je vous félicite d’autant plus d’avoir pris conscience de cette spoliation et de chercher à acquérir ce dont vous avez été injustement privé. Vous n’avez pas l’ambition de renverser cette tendance, mais vous voulez au moins réparer ce qui peut l’être. Croyez que je suis prêt à vous y aider en répondant à vos questions.
    Ayant plusieurs fois effacé par mégarde ma réponse à votre message du 8 août, je m’arrête ici et vous envoie déjà cette première partie, me proposant de vous adresser les corrections de détail un de ces prochains jours. En attendant le plaisir de vous relire, je vous adresse mes salutations cordiales.
    Grammaticus.

  • jean-jacques dit :

    Bonjour Monsieur,

    Comme je vous l’ai annoncé avant-hier soir, je vous envoie ci-après quelques remarques de caractère grammatical portant sur certaines phrases de votre lettre du 8 août dernier. Mais avant cela, je me permets de vous signaler un site d’orthographe et de typographie françaises dont on vient de me parler et qui pourrait vous intéresser ; en voici la référence : http://www aidenet.eu/nouveau01.htm
    A propos de la langue soignée dans laquelle sont présentées les différentes pages et rubriques de mon site – langue je pratique depuis le temps de mes études, car nos professeurs exigeaient que nos travaux fussent écrits dans ce langage spécifiquement universitaire, devenu entre-temps peu familier à nos contemporains – j’ai oublié de vous dire que nous avions un professeur de dissertation et de grammaire françaises redoutable et justement redouté, le regretté Henri Morier, à la mémoire de qui j’ai dédié ce site. C’est lui qui m’a fait prendre conscience, dès mon premier cours de dissertation, que je faisais sans le savoir des fautes de français. J’ai immédiatement acheté le petit Dictionnaire des difficultés de la langue française d’A. V. Thomas aux éditions Larousse (v. la page du site intitulée Bibliographie d’ouvrages spécialisés), que depuis lors je consulte régulièrement.
    Mais venons-en maintenant aux quelques corrections que je vous propose, en commençant par une question : qu’appelez-vous votre “vocabulaire et langage non verbal”?
    1) “Je m’y intéresse que depuis récemment car je rencontre…”: Je NE m’y intéresse que depuis peu, car je… Les conjonctions de coordination mais et car sont d’ordinaire précédées d’une virgule.
    2) “Le français n’est pas qu’une façon de parler mais un ensemble…”: le français n’est pas qu’une manière de parler, mais un …
    3)”J’aimerai (futur simple ?), si ce n’est changer cette tendance, au moins être une exception” : sans prétendre inverser cette tendance, j’aimerais (conditionnel présent) au moins faire exception ; ou bien : J’aimerais, sinon inverser cette tendance, du moins faire exception…
    4) “Pour un novice tel que moi, je dois m’y reprendre à deux fois pour…”: cette phrase présente une rupture de construction syntaxique que l’on appelle anacoluthe (v. page du site portant ce titre) :un novice tel que moi doit s’y prendre à deux fois pour…
    5) “Mais que ce soit clair : en tant que client de votre site je n’ai pas envie du français classique dans les ouvrages de grammaire normative, sinon je ne les lirais pas.” Mais soyons clair (accord au singulier, car soyons est un pluriel dit de majesté ou de modestie intellectuelle): je ne saurais, (= je ne pourrais pas) en tant qu’utilisateur, lire des ouvrages de grammaire normative écrits dans ce type de français, ou bien : Pour être clair, sachez qu’il n’est pas question (et non l’anglicisme qui fait fureur actuellement il est °hors de question [v. sous-menu des fautes de français intitulé anglicismes) que je lise des grammaires normatives écrites dans ce genre de français, pourtant classique dans de tels ouvrages. Ou encore : je ne veux pas [entendre parler] de ce genre de français, même s’il est classique…
    Voilà, Monsieur, quelques propositions d’amélioration de certaines de vos phrases. En attendant le plaisir de vous lire et en vous réitérant mes excuses pour mon long silence estival, je vous adresse mes bonnes salutations et termine par une question : Comment êtes-vous “tombé sur” mon site, dont le titre commence par un terme technique assez rare, lui conférant de ce fait un aspect très sérieux, sinon austère ?
    Grammaticus

  • Yvonne Ernoux dit :

    Lu l’article avec intérêt.
    Je partage complètement le point de vue défendu.
    Un détail m’a frappée :
    Ils se sont aperçus de leur erreur.
    Moi je dirais :
    Ils se sont aperçu de leur erreur.
    Ils ne se sont pas aperçu eux-mêmes.
    Mais il ont aperçu leur erreur.

  • En tant que traducteur de votre compatriote Paracelse (éditions Beya), je tiens à vous féliciter. La confusion du langage, en effet, me paraît être un grand fléau aujourd’hui.
    J’ en vois comme cause principale la méconnaissance des langues latine et grecque au maintien desquelles je me consacre depuis plus de vingt ans à la Schola Nova.
    Avec mes compliments.

    Pr Stéphane Feye
    Schola Nova – Humanités Gréco-Latines et Artistiques
    http://www.scholanova.be
    http://www.concertschola.be
    http://www.liberte-scolaire.com/…/schola-nova

  • jean-jacques dit :

    Merci, Monsieur, de votre message relatif à ce que vous appelez la confusion de langage, que vous attribuez à l’ignorance du grec et du latin. Ayant eu le privilège de faire – bien longtemps avant la désintégration des programmes des facultés des lettres d’aujourd’hui – des études de lettres classiques, c’est-à-dire d’accroître et d’enrichir mes connaissances de trois langues et cultures intimement liées, la nôtre étant fille des deux autres, je ne peux que souscrire à votre opinion. Toutefois, comme il n”est plus guère possible d’attendre des lettrés de notre époque qu’ils aient non seulement fait du grec, comme on disait autrefois, mais même du latin, on devrait au moins se concentrer sur la langue française, écrite notamment, et réintroduire l’enseignement de disciplines qui structurent l’esprit. Je pense, entre autres, à celui de la grammaire normative et de l’analyse grammaticale, en lieu et place des extravagances linguistiques qu’on leur a substituées, au nom de la prétendue et sacro-sainte communication, à l’instigation des linguistes malheureusement. Sous prétexte que la langue est un bien commun, chacun s’en sert comme il l’entend – au triple sens d’auditif, de volitif et d’intellectuel (l’entendement) – dans un parfait mépris des règles et de la norme, sacrifiées sur l’autel de la communication à tout prix ! C’est que la compréhension globale a pris la place de l’analyse détaillée, le sens figuré, celle du sens propre, les sentiments, celle de la raison. Se rend-on seulement compte que, loin de la favoriser, ce laxisme débridé ne fait que l’obscurcir ? Les impropriétés de termes, qui sont légion dans les écrits d’aujourd’hui, en sont un aspect emblématique, reflétant non seulement une maîtrise approximative, donc défaillante du lexique, mais encore une culture littéraire indigente. Sans parler du snobisme des demi-instruits, qui veulent faire accroire qu’ils ont des lettres…
    Et puis il y a plus inquiétant encore, si tant est que faire se peut : je veux parler d’une insensibilité linguistique généralisée de plus en plus préoccupante ! A croire que nombre de gens parlent et écrivent sans avoir le moins du monde conscience du sens et des rapports des mots entre eux, des structures syntaxiques d’une phrase complexe, des fonctions grammaticales des termes d’une proposition ; il n’est que d’observer ce qui se passe en matière d’accords de nombre, au sens large… Se soucie-t-on seulement de savoir quel est le sujet d’un verbe pour en accorder la terminaison ? Bien souvent elle se fait par voisinage !!!
    Quant à ce que l’on appelle improprement, d’un calque de l’anglo-américain, le °politiquement correct, particulièrement sensible, pour ne pas dire ravageur en matière d’idéologie féministe, je me permets de vous recommander deux rubriques du site intitulées respectivement les genres et les termes épicènes. Vous y constaterez les atteintes coupables que l’on porte à la langue, sur la base de présupposés erronés en ce qui concerne la nature du masculin.
    Dernier point : les règles typographiques du français (cf. la rubrique du site ainsi intitulée). Je me permets d’attirer votre attention sur un autre aspect des écrits d’aujourd’hui : une affection – et affectation ! – que l’on peut appeler la majusculite aiguë. Ainsi, les adjectifs gréco-latin et artistique, postposés de surcroît, ne devraient pas, même dans une dénomination comme celle de votre établissement, porter la majuscule.

    Mais je m’arrête ici, pensant que je ne pourrais que transcrire des choses qui se trouvent réparties dans les diverses rubriques de ce site, de consultation entièrement gratuite. Je saisis l’occasion qui m’est donnée de vous annoncer la mise en ligne d’exercices originaux, fondés en grande partie sur des fragments de textes fourmillant d’erreurs et puisés aux meilleurs sources, soit principalement dans la presse d’aujourd’hui ! Dans le sous-menu de la rubrique Questions et énigmes, intitulé introduction, vous lirez une description de cette seconde partie du site, dont la traduction en langage informatique est prévue pour les mois qui viennent. Je vous saurais donc gré de bien vouloir le faire connaître autour de vous, à vos collègues, à vos étudiants et, d’une manière générale, à toute personne de votre entourage susceptible de s’y intéresser.

    En vous remerciant d’avance de ce que vous voudrez bien faire dans ce sens, je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations respectueuses.

    Jean-Jacques Richard.

    P.S. Puis-je vous demander comment vous avez eu connaissance de l’existence de ce site ?
    Voici mon adresse professionnelle, pour le cas où vous voudriez m’écrire une nouvelle fois : grammaticus.jjr@gmail.com

  • Anne dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre site qui me permettra (je l’espère) de mieux lutter dans mon quotidien contre les aberrations prétentieuses du langage administratif (genevois) auxquelles je me vois quotidiennement confrontée.
    Pourriez-vous me donner les références de la citation suivante de l’Académie française qui apparaît dans le chapitre “genres” ?
    « le français connaît deux genres traditionnellement dénommés masculin et féminin. Ces vocables sont impropres. Le seul moyen de définir les genres du français consiste à les distinguer en genres marqué et non marqué. Le genre dit couramment masculin est le genre non marqué, qui représente à lui seul les éléments relevant de l’un et l’autre genre. Quand on dit tous les hommes sont mortels, cette ville compte 20000 habitants, tous les candidats ont été reçus à l’examen, le genre non marqué désigne indifféremment des hommes ou des femmes. En revanche, le genre dit couramment féminin est le genre marqué. Or la marque affecte le terme marqué d’une limitation. A la différence du genre non marqué, le genre marqué, appliqué aux êtres animés, institue entre les sexes une ségrégation. »

    Vous comprendrez sans doute aisément que le statut de “cheffe” que l’on daigne m’accorder m’insupporte (Grands dieux! pourquoi donc citer le fait que seins et vagin fassent partie de mes attributs physiques quand référence est faite à ma fonction purement administrative?). De même, la lecture des nombreux messages, textes et rapports où le masculin s’entrechoque peu harmonieusement avec le féminin qu’on lui appose au moyen de caractères typographiques autres qu’alphabétiques tend à fatiguer mon regard et égarer ce qui me reste d’esprit.
    Bref…merci et courage pour votre lutte!
    Cordiales salutations.
    AP

  • jean-jacques dit :

    Bonsoir Madame,

    Je vous remercie de votre aimable message et de votre question, ainsi que de votre vœu d’encouragement dans lutte. Pour dire vrai, il y a beau temps que j’ai compris que toute forme de lutte, en particulier dans le domaine de la correction grammaticale du français écrit, est par principe et par définition vouée à l’échec, tant les idées reçues tenant lieu de savoir sont indéracinables de cerveaux bornés par un grande ignorance en la matière, doublée d’un inquiétant fanatisme. C’est pourquoi le site que vous avez consulté n’a pour ambition que de mettre à disposition d’utilisateurs éclairés et sensibles aux difficultés, mais aussi aux finesses d’expression de notre langue, un ensemble d’éléments généralement dispersés dans nombre d’ouvrages spécialisés souvent difficiles d’accès (v. la bibliographie d’ouvrages grammaticaux).
    Je ne me rappelle plus où j’ai trouvé la citation de l’Académie française dont vous me demandez la référence (je tâcherai de la retrouver et ne manquerai pas de vous la faire connaître), mais je joins à ma réponse une source électronique : un des nombreux sites de cette vénérable institution intitulé “Franc-parler”. Vous y trouverez les éléments principaux du passage cité dans la page consacrée aux genres du site “Grammaticalité et grammaire française”. Je vous recommande un ouvrage y figurant, écrit par une linguiste, Edwige Khaznadar, intitulé “Le féminin à la française”. Dans ce livre remarquable, l’auteur rend compte du dépouillement systématique qu’elle a fait du Petit Robert, à la recherche de termes féminins formant couples avec les mots masculins correspondants. Elle y critique également diverses positions et nuance la distinction de l’Académie sur les genres marqué et non marqué. Je vais probablement en tenir compte dans la page que je consacre à cette question délicate, dont le traitement n’est guère facilité par les passions qu’elle déclenche…
    Avant de conclure je vous saurais gré de me dire comment vous avez eu connaissance de mon site et de le faire connaître autour de vous. Je saisis l’occasion que me donne cette réponse pour vous dire qu’à la fin de l’été probablement seront disponibles les exercices formant la seconde partie du site, de caractère pratique, qui sera mise en ligne sous le titre général “Questions et énigmes” (v. le sous-menu introduction, qui explique en quoi elle consistera).
    espérant avoir répondu à votre question, je vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées.
    “Grammaticus”
    N:B: J’ignore à quoi correspondent les A A surmontés de petits signes émaillant le texte ci-dessous. J’imagine qu’ils remplacent des signes non identifiés de l’ordinateur émetteur.

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    Féminisation: La Parole de l’Académie Française. Il y a 7 années Karma: 0

    Voici en substance la réponse sur la même question, du Service du Dictionnaire de l’Académie Française:

    Monsieur,

    Nous vous invitons à consulter le site de l’Académie. A la rubrique La langue française, “Questions courantes”, vous trouverez des informations relatives à la féminisation.

    Féminisation (Déclaration de l’Académie française, 14 juin 1984)
    L’Académie a appris par la presse l’existence d’une Commission de terminologie, créée à l’initiative du Gouvernement (décret du 29 Février 1984), « chargée d’étudier la féminisation des titres et des fonctions et, d’une manière générale, le vocabulaire concernant les activités des femmes ».

    Le décret précise que « la féminisation des noms de professions et des titres vise à combler certaines lacunes de l’usage de la langue française ».

    On peut craindre que, ainsi définie, la tâche assignée à cette commission ne procède d’un contresens sur la notion de genre grammatical, et qu’elle ne débouche sur des propositions contraires à l’esprit de la langue.

    Il convient en effet de rappeler qu’en français comme dans les autres langues indo-européennes, aucun rapport d’équivalence n’existe entre le genre grammatical et le genre naturel.

    Le français connaît deux genres, traditionnellement dénommés « masculin » et « féminin ». Ces vocables hérités de l’ancienne grammaire sont impropres. Le seul moyen satisfaisant de définir les genres du français eu égard à leur fonctionnement réel consiste à les distinguer en genres respectivement marqué et non marqué.

    Le genre dit couramment « masculin »est le genre non marqué, qu’on peut appeler aussi extensif en ce sens qu’il a capacité à représenter à lui seul les éléments relevant de l’un et l’autre genre. Quand on dit « tous les hommes sont mortels », « cette ville compte 20 000 habitants », « tous les candidats ont été reçus à l’examen », etc…, le genre non marqué désigne indifféremment des hommes ou des femmes. Son emploi signifie que, dans le cas considéré, l’opposition des sexes n’est pas pertinente et qu’on peut donc les confondre.

    En revanche, le genre dit couramment « féminin » est le genre marqué, ou intensif. Or, la marque est privative. Elle affecte le terme marqué d’une limitation dont l’autre seul est exempt. A la différence du genre non marqué, le genre marqué, appliqué aux être animés, institue entre les sexes une ségrégation.

    Il en résulte que pour réformer le vocabulaire des métiers et mettre les hommes et les femmes sur un pied de complète égalité, on devrait recommander que, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du genre dit « féminin »- en français, genre discriminatoire au premier chef – soient évités ; et que, chaque fois que le choix reste ouvert, on préfère pour les dénominations professionnelles le genre non marqué.

    Seul maître en la matière, l’usage ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Quand on a maladroitement forgé des noms de métier au féminin, parce qu’on s’imaginait qu’ils manquaient, leur faible rendement (du au fait que le cas non marqué contenait déjà dans ses emplois ceux du cas marqué) les a très vite empreints d’une nuance dépréciative : cheffesse, doctoresse, poétesse, etc. On peut s’attendre à ce que d’autres créations non moins artificielles subissent le même sort, et que le résultat aille directement à l’encontre du but visé.

    Il convient enfin de rappeler qu’en français la marque du féminin ne sert qu’accessoirement à rendre la distinction entre mâle et femelle. La distribution des substantifs en deux genres institue, dans la totalité du lexique, un principe de classification, permettant éventuellement de distinguer des homonymes, de souligner des orthographes différentes, de classer des suffixes, d’indiquer des grandeurs relatives, des rapports de dérivation, et favorisant, par le jeu de l’accord des adjectifs, la variété des constructions nominales… Tous ces emplois du genre grammatical constituent un réseau complexe où la désignation contrastée des sexes ne joue qu’un rôle mineur. Des changements, faits de propos délibéré dans un secteur, peuvent avoir sur les autres des répercussions insoupçonnées. Ils risquent de mettre la confusion et le désordre dans un équilibre subtil né de l’usage, et qu’il paraîtrait mieux avisé de laisser à l’usage le soin de modifier.

    Féminisation des noms de métiers, fonctions, grades et titres
    n 1984, après que le gouvernement eut pris une première initiative en faveur de « la féminisation des titres et fonctions et, d’une manière générale, le vocabulaire concernant les activités des femmes », l’Académie française, fidèle à la mission que lui assignent ses statuts depuis 1635, fit publier une déclaration rappelant le rôle des genres grammaticaux en français. Les professeurs Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss, à qui la Compagnie avait confié la rédaction de ce texte, concluaient ainsi :

    « En français, la marque du féminin ne sert qu’accessoirement à rendre la distinction entre mâle et femelle. La distribution des substantifs en deux genres institue, dans la totalité du lexique, un principe de classification, permettant éventuellement de distinguer des homonymes, de souligner des orthographes différentes, de classer des suffixes, d’indiquer des grandeurs relatives, des rapports de dérivation, et favorisant, par le jeu de l’accord des adjectifs, la variété des constructions nominales… Tous ces emplois du genre grammatical constituent un réseau complexe où la désignation contrastée des sexes ne joue qu’un rôle mineur. Des changements, faits de propos délibéré dans un secteur, peuvent avoir sur les autres des répercussions insoupçonnées. »

    Cette analyse scientifique irréfutable était donc assortie, voici dix-huit ans, d’un avertissement dont il n’a été tenu aucun compte. Un catalogue de métiers, titres et fonctions systématiquement et arbitrairement « féminisés » a été publié par la Documentation française, avec une préface du Premier ministre. La presse, la télévision ont suivi avec empressement ce qui pouvait passer pour une directive régalienne et légale. Or, peu auparavant, la Commission générale de terminologie et de néologie, officiellement saisie par le Premier ministre, avait remis à celui-ci un rapport dans lequel elle déconseillait formellement la féminisation des noms de titres, grades et fonctions, par distinction avec les noms de métiers, dont le féminin découle de l’usage même. De ce rapport, le gouvernement n’a pas non plus tenu compte, alors qu’aucun texte ne lui donne le pouvoir de modifier de sa seule autorité le vocabulaire et la grammaire du français.

    Sans revenir sur les arguments qu’elle exposait en 1984 et auxquels elle reste attachée, l’Académie française déplore les dommages que l’ignorance de cette doctrine inflige à la langue française et l’illusion selon laquelle une grammaire « féminisée » renforcerait la place réelle des femmes dans la société.

    1. Valeur collective et générique du genre masculin
    Il est inutile, pour désigner un groupe de personnes composé d’hommes et de femmes, de répéter le même substantif ou le même pronom au féminin puis au masculin. « Les électrices et les électeurs », « les informaticiennes et les informaticiens », « toutes celles et tous ceux » sont des tours qui ne disent rien de plus que « les électeurs », « les informaticiens », « tous ceux ». On évitera également d’indiquer entre parenthèses ou après une barre oblique la marque du féminin : « les adhérent(e)s », « les animateurs/trices », etc. De même au singulier, lorsque le masculin revêt un sens générique, de telles surcharges (« recrutement d’un/une technicien(ne) diplômé(e) », etc.) n’apportent aucune information supplémentaire et gênent considérablement la lecture. Au surplus, elles s’opposent à la règle, très générale en français, de l’accord du pluriel au masculin. Il est impossible d’écrire : « Le fauteuil et la table sont blanc(he)s. »

    Ces redondances et ces alourdissements révèlent sans doute que, dans l’esprit de certains, le masculin est devenu un genre marqué au même titre que le féminin, et ne peut plus désigner que des personnes de sexe masculin. C’est ainsi que la féminisation peut introduire un déséquilibre dans les structures mêmes de la langue et rendre malaisée la formulation des phrases les plus simples.

    2. Néologismes
    L’application ou la libre interprétation de « règles » de féminisation édictées, de façon souvent arbitraire, par certains organismes français ou francophones, a favorisé l’apparition de nombreux barbarismes.

    Il convient tout d’abord de rappeler que les seuls féminins français en -eure (prieure, supérieure…) sont ceux qui proviennent de comparatifs latins en -or. Aussi faut-il éviter absolument des néologismes tels que professeure, ingénieure, auteure, docteure, proviseure, procureure, rapporteure, réviseure, etc. Certaines formes, parfois rencontrées, sont d’autant plus absurdes que les féminins réguliers correspondants sont parfaitement attestés. Ainsi chercheure à la place de chercheuse, instituteure à la place d’institutrice. On se gardera de même d’user de néologismes comme agente, cheffe, maîtresse de conférences, écrivaine, autrice… L’oreille autant que l’intelligence grammaticale devraient prévenir contre de telles aberrations lexicales.

    Enfin, seul le genre masculin, qui est le genre non marqué (il a en effet la capacité de représenter les éléments relevant de l’un et de l’autre genre), peut traduire la nature indifférenciée des titres, grades, dignités et fonctions. Les termes chevalière, officière (de tel ordre), députée, sénatrice, etc., ne doivent pas être employés.

    Comme l’Académie française le soulignait déjà en 1984, l’instauration progressive d’une réelle égalité entre les hommes et les femmes dans la vie politique et économique rend indispensable la préservation de dénominations collectives et neutres, donc le maintien du genre non marqué chaque fois que l’usage le permet. Le choix systématique et irréfléchi de formes féminisées établit au contraire, à l’intérieur même de la langue, une ségrégation qui va à l’encontre du but recherché.

    Avec nos salutations distinguées,

    Le Service du Dictionnaire

  • Noël Laflamme dit :

    Bonjour. Lorsqu’un étudiant prépare un mémoire, il doit choisir un sujet de recherche ; ou un thème de recherche ; ou une problématique. Sauf erreur, en anglais, pour dire la chose, on parle très souvent de « research question » : je voudrais savoir si la traduction de ce syntagme par « question de recherche » est un anglicisme ou pas. Merci, Noël Laflamme

  • jean-jacques dit :

    Bonsoir Monsieur,

    Je vous prie tout d’abord de m’excuser de ne répondre qu’aujourd’hui à votre question et espère que ma réponse aura encore quelque utilité. Le sujet d’un mémoire est l’expression consacrée par l’usage, car il est plus précis que thème, qui a un sens plus général. Ce dernier “suppose une matière, un sujet que l’on entreprend de prouver ou d’éclaircir” (Dict. des synonymes, Larousse, art. matière).
    Avec mes meilleures salutations. Grammaticus

  • jean-jacques dit :

    Je reviens à votre question, à propos de la “traduction” que vous proposez de l’appellation anglaise “research question”. A mon humble avis, l’équivalent littéral tel que vous le proposez n’a guère de sens en français, du fait même de la polysémie du mot de question dans notre langue. Sujet d’une recherche (universitaire) a non seulement le mérite d’être clair, mais aussi celui d’être l’expression consacrée par l’usage français, ce qui est un critère déterminant. Si l’on veut garder le mot de question, ce qui ne me paraît pas judicieux, il faut développer la formule, comme une sorte de sous-titre, et dire : la question faisant l’objet d’une recherche, d’un travail, d’un mémoire, etc. Mais là encore sujet me paraît de loin préférable. Quant à la problématique, très souvent substituée, à tort, au simple mot de problème, elle ne va pas du tout ici. C’est un de ces termes prétentieux dont on se gargarise aujourd’hui, par ignorance ou, pis, par mépris des mots ordinaires.
    Veuillez agréer mes salutations les meilleures. Grammaticus

  • jackfruit dit :

    Merci des précisions des Majuscules minuscules!
    ce qui m’intéresse aussi est votre section Latin de cuisine
    et il y a une bonne raison à cette épidémie de Majusculite en faite
    c’est la Tromperie du Code Justinien donc si vous avez des infos sur le Latin de cuisine je suis preneur,
    merci
    JM

  • jean-jacques dit :

    Bonsoir Monsieur,
    Je vous remercie de votre commentaire à propos de l’emploi abusif de la majuscule, ou capitale, en français.
    A mon tour de vous demander des précisions sur ce que vous appelez “la Tromperie du Code Justinien”.
    En ce qui concerne la rubrique intitulée “le latin de cuisine”, je n’ai pas encore eu le temps de l’illustrer d’exemples que j’ai réunis au cours du temps. Je me contente donc pour l’instant de vous dire que cette expression est née dans les collèges tenus par des jésuites, qui obligeaient tout le personnel sans exception, et non seulement les élèves et leurs professeurs, à parler latin. Donc même les cuisiniers y étaient tenus ! Comme vous pouvez vous en douter, ils massacraient allègrement la langue de César et de Cicéron !
    Enfin, dernier point de votre commentaire le rapport que vous établissez implicitement entre l’épidémie de majusculite aiguë sévissant aujourd’hui, le latin de cuisine et la tromperie du code de Justinen. (“je suis preneur, il y a une bonne raison à cette épidémie de majusculite en fait”).
    En vous remerciant d’avance de bien vouloir m’éclairer sur ces divers points, je vous adresse mes salutations les meilleures.
    Grammaticos

  • Nicolas dit :

    Bonjour,
    Fervent défenseur de la langue française, Je découvre votre site aujourd’hui.
    Mais dès le premier paragraphe, je tombe sur ce que je considèrerais comme une erreur :
    Page 1613
    “Enfin les IMPROPRIÉTÉS DE TERMES, genre d’erreurs extensible à l’infini, celles-ci ressortissant souvent à l’une ou l’autre des catégories énumérées ci-dessus et, de ce fait, battant tous les records de fréquence, tant les formes et les degrés d’ignorance linguistique sont multiples !”
    “ressortissant”, vraiment ? On parle de “Personne protégée par les représentants diplomatiques ou consulaires d’un pays donné, lorsqu’elle réside dans un autre pays” ?
    Soit c’est un erreur à corriger, soit je vous remercie de m’en donner le sens !
    Bien à vous,
    Nicolas.

  • jean-jacques dit :

    Bonsoir Monsieur,

    Je vous prie d’excuser le retard avec lequel je réponds à votre remarque, mais j’ai eu passablement à faire ces derniers temps.
    Quoi que vous en pensiez, la phrase incriminée est parfaitement correcte ! Je m’explique : il existe deux verbes “ressortir”, appartenant à deux conjugaisons différentes et régissant deux prépositions différentes. Le premier, le plus courant, qui signifie sortir de nouveau, une nouvelle fois : il appartient au 3e groupe, se conjugue comme ouvrir, fait au participe présent ressortant et se construit avec la préposition de.
    Le second, celui qui figure dans la phrase que vous signalez, appartient au 2e groupe, se conjugue comme finir, fait au participe présent ressortissant et régit la préposition à. Resssortir à qqch est synonyme de être du ressort de. Etant d’un emploi plus rare, il est souvent confondu avec son homonyme. Quant au ressortissant d’un Etat, c’est un participe présent substantivé.
    Espérant avoir répondu à votre question, je vous adresse mes salutations les meilleures.
    Grammaticus

  • Noël Laflamme dit :

    Bonjour. Après de longues recherches, j’ai trouvé plusieurs termes français pour remplacer l’anglicisme « clinique », mais aucun d’eux ne m’apparaît adéquat pour rendre en français correct l’anglicisme « clinique d’impôt » (on remplit les formulaires à la place du client, contre rémunération ou pas). Avez-vous une suggestion ? [Pour l’anglicisme « clinique », j’ai trouvé les termes français : séance, atelier, atelier de formation, stage, stage pratique, cours, cours pratique, session pratique, conférence, conférence pratique, démonstration, école, collecte]. Merci,

  • jean-jacques dit :

    Bonjour, Monsieur,

    Je suis confus de ne lire qu’aujourd’hui votre question et d’y répondre près de quatre mois après que vous me l’avez envoyée. C’est que je fus très occupé durant tout ce temps, puisque j’ai déménagé, ce qui, comme vous le savez, n’est pas une mince affaire…
    Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question, puisque j’ignorais jusqu’à l’existence de telles officines dans les pays anglo-saxons. S’il s’agit de grandes sociétés de comptabilité, on parle en Suisse de sociétés fiduciaires. S’il s’agit de petits bureaux proposant une aide ponctuelle à l’établissement d’une déclaration fiscale, je ne vois pas parmi les termes que vous énumérez lequel pourrait traduire celui de clinique, d’autant que, étant donné l’étymologie du mot, dérivant d’un terme grec signifiant le lit, je doute que cet emploi soit correct en anglais…
    En tout état de cause, je pense qu’il faut renoncer à une traduction de ce terme en français et chercher à quoi correspond en France une telle institution. Je sais qu’il existe diverses d’organisations charitables telles que Caritas, Emmaüs et d’autres, voire des service sociaux municipaux qui proposent cette sorte d’aide souvent prodiguée par des bénévoles, des étudiants en droit ou en sciences économiques, par exemple. En Grèce, pays où j’ai longtemps vécu, ces petits établissement s’appellent “bureaux comptables”. Donc chaque langue a sa propre dénomination, qui n’est pas forcément la traduction de l’appellation anglaise.
    Regrettant de ne pas vous proposer un équivalent français sûr, je vous prie d’agréer, Monsieur, me salutations distinguées.
    Grammaticus

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